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Italie 2011 : la crise des taux
Envolée des taux, chute du gouvernement, réforme des retraites, taxe sur la résidence principale et sur les avoirs à l'étranger.
RetraitéPropriétaireÉpargnant
- Écart de taux avec l'Allemagne au pic
- Environ 575 points de base
- Plafond des paiements en espèces
- Abaissé à 1 000 €
- Délai entre la lettre de la BCE et la chute du gouvernement
- Environ 3 mois
Chronologie
2011-08-05
Lettre de la BCE au gouvernement italien listant les réformes attendues.
2011-11-09
L'écart de taux avec l'Allemagne dépasse 5,5 points.
2011-11-12
Démission de Silvio Berlusconi.
2011-11-16
Gouvernement technique de Mario Monti.
2011-12
Décret « Salva Italia » : réforme des retraites, taxe sur la résidence principale, taxes sur les avoirs détenus à l'étranger, plafond des paiements en espèces à 1 000 €.
Ce qui est arrivé aux ménages
L'Italie n'a ni fait défaut ni demandé d'aide formelle. Mais pour calmer les marchés, le gouvernement Monti a adopté en quelques semaines :
- une réforme des retraites (recul de l'âge de départ, gel de l'indexation des pensions au-dessus d'un certain montant) ;
- le rétablissement d'une taxe sur la résidence principale (IMU) ;
- des taxes sur l'immobilier et les avoirs financiers détenus à l'étranger ;
- un plafond des paiements en espèces abaissé à 1 000 €.
En 1992 déjà, l'Italie avait prélevé 0,6 % sur tous les dépôts bancaires en une nuit.
Ce qui a protégé
- Les actifs internationaux diversifiés
- Les revenus indépendants de l'État
Ce qui n'a pas protégé
- Les biens immobiliers, nouvellement taxés
- Les pensions au-dessus du seuil de gel
- Les avoirs à l'étranger déclarés, eux aussi taxés
Ce que cela enseigne pour la France
L'Italie de 2011 est le précédent le plus proche d'un choc de taux en France : pas de faillite, mais des mesures rapides et durables sur les retraites, l'immobilier et l'épargne, votées en quelques semaines.
